Écrire la Méditerranée : retour sur l’édition 2018

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 La 7e édition d’Ecrire la Méditerranée (11-15 février 2018 à Alexandrie) a été consacrée à la traduction – « Lire, traduire, parler : Les voix de la Méditerranée », avec 14 auteurs, 5 pays, 5 jours de débats…

Écrire la Méditerranée est une des grandes rencontres, chaque année, de l’Institut français d’Égypte à Alexandrie. Ces rencontres littéraires, d’ampleur internationale et qui réunissent des écrivains des deux rives de la Méditerranée, ont été lancées en 2011, en collaboration avec le Centre méditerranéen de littérature de Perpignan. La Bibliotheca Alexandrina est un partenaire de la toute première heure, ainsi que l’Université internationale Senghor et le Lycée français d’Alexandrie.

Les auteurs 2018 :

Dominique Fernandez, de l’Académie française, est l’auteur d’une œuvre abondante tournée vers la Méditerranée et la Sicile. Porporino ou les mystères de Naples fut couronné du prix Médicis. Livres récemment publiés : Le Piéton de Rome, portrait souvenir, Editions Philippe Rey, Correspondance indiscrète, Editions Grasset, Adieu Palmyre, Philippe Rey. En 2017 : La Société du mystère, Grasset, et (avec Ferrante Ferranti) Le Radeau de la Gorgone. Promenades en Sicile, Philippe Rey. Dernier ouvrage : Où les eaux se partagent, Philippe Rey, 2018.

 Charles Dantzig, Ecrivain, éditeur, directeur de la revue internationale et de la collection « Le Courage » chez Grasset, administrateur de l’Institut français. Il est l’auteur du Dictionnaire égoïste de la littérature française et de l’Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (Grasset et Le Livre de Poche). Parmi les titres récents : l’essai Traité des gestes, Grasset 2017, le roman Histoire de l’amour et de la haine (Grasset et le Livre de Poche, 2017) et les poèmes Démocratie du bord de mer, Grasset 2018.

Mazarine Pingeot, ensei­gnante, jour­na­liste, scénariste et écri­vain. Elle publie Premier Roman en 1998. Elle est l’auteure notamment de l’es­sai Ils m’ont dit qui j’étais, puis, en 2005, du récit auto­bio­gra­phique Bouche cousue. En 2013, La Part d’enfance : 24 entretiens de Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian, et en 2014 le roman Les Invasions quotidiennes sont publiés comme ses précédents livres aux éditions Julliard. En 2016 paraissent les romans Théa, et en 2018 Magda (éditions Ed Julliard).

Ersi Sotiropoulos est journaliste, poète et a publié depuis une dizaine d’année des livres remarqués : Zigzags dans les orangers (Maurice Nadeau, 2003), Dompter la bête (Quidam, 2011), Eva (Stock, 2015). Elle a reçu le Prix Méditerranée Etranger 2017 pour Ce qui reste de la nuit, traduit du grec par Gilles Decorvet, un roman dans d l’univers de Constantin Cavafy, le plus alexandrin des poètes grecs.

Wilfried N’Sondé, écrivain et musicien, est né à Brazzaville, a vécu à Berlin et à Paris. Le Cœur des enfants léopards a été publié en 2007 ; Berlinoise, en 2015 (Editions Actes Sud). Son dernier ouvrage paru, en janvier 2018, Un océan, deux mers, trois continents, est une grande fresque entre trois continents et rapporte l’aventure au début du XVIIe siècle de Dom Antonio Manuel, prêtre congolais envoyé comme ambassadeur auprès du Pape.  Magnifique roman sur la brutalité de l’esclavage qui est un plaidoyer pour la tolérance.

Didier Le Bret, diplomate et homme politique, a été ambassadeur en Haïti lors du séisme de 2010, avant d’occuper de hautes fonctions au ministère français des Affaires étrangères. Il a publié en 2017 : L’Homme au défi des crises, Editions Robert Laffont.

Jean-Michel Djian, universitaire, journaliste et rédacteur en chef à France Culture, documentariste, est l’auteur de biographies de grands auteurs africains (L.S. Senghor en 2005, Amadou Kourouma en 2010), et d’essais historiques : (Les manuscrits de Tombouctou, JC Lattès 2012, ou L’Utopie citoyenne, la Ligue de l’enseignement, La Différence 2016). Il a réalisé en 2015 un documentaire sur Rimbaud (Le roman de Harar), publiant la même année l’essai Les rimbaldolâtres.

Naël El-Toukhy, né en 1978, diplômé en langue et littérature hébraïques, est journaliste (il a travaillé pour le grand hebdomadaire littéraire Akhbâr al-adab) et traducteur. On lui doit des recueils de nouvelles, une nouvelle et deux romans. Le premier, Chronique du temps de la grande guerre de 2006, a reçu un grand succès critique. Les Femmes de Karantina, traduit par Khaled Osman Actes Sud, 2017), a été salué comme l’une des œuvres les plus marquantes de la nouvelle littérature égyptienne.

Hyam Yared Shoucair est née en 1975 à Beyrouth où elle a étudié la sociologie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth).
Poète et nouvelliste, elle a publié trois recueils de poésie dont Reflets de lune (Dar An-Nahar, Beyrouth, 2001), Blessures de l’eau (Dar An-Nahar, Beyrouth, 2004) et Naître si mourir (L’idée bleue, 2008). Son œuvre romanesque a été distinguée par plusieurs prix : L’Armoire des ombres (Editions Sabine Weispieser, 2006); Sous la tonnelle (Sabine Weispieser, 2009). Son troisième roman, La Malédiction, a été publié en 2012 aux Éditions de l’Équateur.

Marcus Malte, écrivain et musicien, a commencé par écrire des polars, avant de devenir l’auteur remarqué de romans noirs : Carnage, Garden of Love (2007). Les harmoniques (Gallimard, 2011) remporte le Prix Mystère de la critique. Il a également fait paraître des romans policiers destinés à la jeunesse. En 2016, le prix Fémina lui est attribué pour Le Garçon (Editions Zulma).

Khaled Osman est traducteur de grands textes égyptiens (Gamal Ghitany, Naguib Mafouz notamment) et romancier : Le Caire à corps perdu, paru en 2011, et La colombe et le moineau, en 2016, ont été publiés aux éditions Vents d’ailleurs. Sa traduction du livre de Naël Etoukhy, Les femmes de Karantina, a été publiée en 2017 aux éditions Actes Sud.

Sylvain Prudhomme est auteur de romans et de reportages, dont plusieurs ont pour cadre l’Afrique contemporaine où il a vécu et travaillé. Son roman Les Grands (Gallimard, 2014), saga de musiciens sur le retour en Guinée-Bissau, lors d’un coup d’Etat, est d’une écriture nerveuse qui dessine personnages attachants. Le livre a été élu « Révélation française de l’année » par le magazine Lire. Dernière publication : Légende (Gallimard, 2016), histoire d’amitié forte dans un paysage nu et âpre de Camargue.

Khaled Raouf est acteur, poète et traducteur, il a vécu en Grèce et aux Etats-Unis, vit et travaille aujourd’hui à Alexandrie. Diplômé en histoire de l’art, il a traduit en arabe de nombreux textes de l’anglais, de l’italien et surtout du grec. Il a notamment traduit Zorba le Grec, de Nikos Kazanthakis, et il est le traducteur d’Ersi Sotiropoulos.

AUTOUR DE L’ECRIT

De nombreuses animations ont été proposées autour des rencontres d’auteurs et des tables-rondes.

Spectacles :  Ouverture / lecture, avec Mathieu Montanier, suivie du concert de Tarek Abdallah et Achel Shams El Din (le 11/02)

Projection du documentaire de Jean-Michel Djian : Rimbaud, le roman de Harar, 2015

Lecture musicale avec Wilfried N’Sondé (clôture le 15/02)

Exposition- photo : Dedans/dehors, sur la rue Nabi Daniel (restitution de l’atelier)

Les ateliers :
Lecture à haute voix avec Mathieu Montagnier /
Atelier photo avec Francesco Gattoni /
Atelier Traduction avec Khaled Osman( Faculté Langues appliquées) /
Atelier d’écriture avec Sylvain Prudhonne : (Université Senghor)

 

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