La « charrette à foul » culturelle

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Le 24 janvier a été inaugurée la charrette culturelle de l’Institut français, porteuse du message : la culture aussi nourrit les hommes !

Dans toute l’Égypte, les charrettes multicolores des vendeurs de rue proposent de déguster le plat national : le foul. Les images de charrettes à bras de « foul médamés » décorées ont fait le tour du monde.

L’Institut français, lui, a lancé sa « charrette à foul culturelle ». Ce détournement ludique d’une icône de la culture populaire en Egypte vise à rappeler que la culture aussi contribue au bien être, au développement de l’intelligence, à l’épanouissement personnel, à la santé – à la vie.

L’occasion de dire l’importance de la lecture, de la fréquentation des grands auteurs, des philosophes, des historiens, des chercheurs, de tous ceux qui, au quotidien, cuisinent pour nous des mets raffinés : lisez, c’est bon pour vous, pour votre croissance !

Deux artistes d’Alexandrie, Rana Essa et Mohamed Bassiony ont créé la décoration de la charrette culturelle. La soirée d’inauguration, conçue comme une performance, avec la lecture de textes sur la culture, a été suivie d’un concert avec Mohamed Qadri Dalal (Oud) et son ensemble.

Le chariot distribuera de la nourriture culturelle : programmes, agendas, petits objets culturels, messages, dons de livres etc.

Le compte-rendu de notre web reporter __________________

Le chariot à foul : une soirée très culturelle !

Tout commence en lectures : des lecteurs volontaires (de tous âges !) qui disent, en arabe et en français, des citations sur l’importance de la lecture et de la culture en général, certains lisant des textes plus personnels sur le sujet. Après quoi le directeur de l’Institut parle du projet et présente les deux jeunes étudiants de l’Université des Beaux-arts qui ont décoré cette charrette créative et multicolore.

Il s’agit de Rana Essa et Mohamed Bassiony, qui témoignent en soulignant que l’opération était pour eux un défi, et précisent que leur décoration s’est inspirée des symboles et des couleurs de l’Égypte ancienne. Pour Mohamed Bassiony « il s’agit d’une innovation et en même temps c’est une nouvelle version de bibliothèque, une bibliothèque mobile qu’on peut déplacer !».

La soirée clôturée par le maestro Kadri Dalal (au oud) et sa  troupe musicale a permis d’entendre de nombreux chants traditionnels, interprétés avec talent par les trois vocalistes du groupe.

Pour finir, le public a été invité à repartir en emportant la  « nourriture culturelle » mise à disposition  sur le charriot : livres, dépliants, calendriers…

Quelques mots pour dire ce que j’en pense comme jeune francophone : ce projet met l’accent sur le rôle de la culture dans l’évolution de la société. Une culture qui est mon seul compagnon hors de mes manuels scolaires, qui m’offre la possibilité de partager mes réflexions, qui me rend fière et m’offre la possibilité de progresser dans la sagesse, pour être digne de considération parmi les hommes.

  Sandra Sarwat

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