Les auteurs d’Ecrire la Méditerranée

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Yahia Belaskri, Le livre d’Amray

C’est le chant d’un fou, qui est aussi le récit d’une nostalgie. Dans l’Algérie défaite, un homme se raccroche à son amour. C’est sans espoir et c’est beau. Regardez la vidéo.

Alexis Jenni, Féroces infirmes

Entretien avec Alexis Jenni

Les derniers mois de la guerre d’Algérie sont au cœur du roman…
C’est dans cette période de 1961 à 1962 qu’il a été annoncé que la France allait donner l’indépendance à l’Algérie et retirer sa présence militaire. On voit alors le basculement d’une partie de l’armée et de la population pied-noir dans l’activisme et le terrorisme. Tout va se terminer dans un chaos total, le printemps 62 est un enfer où tout le monde tue tout le monde. Cette chute d’Alger a traumatisé douloureusement ceux qui l’ont vécue et, plus confusément, l’ensemble du pays. Pourtant, la mémoire collective a tenté de balayer le problème.
Jean-Paul, le père, parti en Algérie comme appelé, a choisi la violence…
Il va multiplier les mauvais choix, qu’on pourrait qualifier de « virilistes ». Puisqu’on l’envoie à la guerre, il va en découdre, sans limites. Avec le recul, on sait que cette guerre était sans issue, que ces choix-là étaient malheureux, malsains. Mais comment réagit-on sur le terrain quand on vous envoie faire la guerre à vingt ans, puis qu’on vous annonce du jour au lendemain « c’est fini, on laisse tomber » ?
L’image du noyau en fusion au cœur des centrales nucléaires, capable de tout détruire tout comme le noyau dur de la haine, traverse le roman…
La guerre d’Algérie appartient à ce que j’avais appelé dans un ouvrage avec Benjamin Stora « les mémoires dangereuses ». Elle reste un noyau enkysté dans notre histoire contemporaine, qui dégage toujours un rayonnement maléfique malgré le sarcophage de béton dont on a tenté de le recouvrir. L’entretien intégral…

Valérie Manteau, Le Sillon

 » En tant que romancière, raconter la vie d’un quartier m’intéresse beaucoup.  Ce que j’ai observé à Istanbul, c’est la façon dont les gens se regroupent autour de causes, et ce qui leur fait une identité collective. « 

Valérie Manteau parle de son livre, un récit qui mêle l’autobiographie amoureuse, le reportage politique, la fiction et l’histoire, dans l’Istanbul d’Erdogan. Regardez la vidéo.

 » Le livre est mixte au niveau du genre, avec une grande partie documentaire que j’ai entourée de fiction. Cette réalité est très complexe. Si je voulais raconter ce qui se passait aujourd’hui, en remontant le fil, je tombais sur Hrant Dink, ce journaliste assassiné en 2007 parce qu’il était arménien ; et si je raconte ça c’est compliqué de ne pas parler de l’histoire des arméniens de Turquie, ainsi que des autres minorités. Parce que ces problématiques-là, même si elles ont des histoires et des combats différents, convergent énormément. J’ai essayé de retracer une sorte de panorama de ce tissu de résistances qui existe encore, bien qu’en grande souffrance aujourd’hui, qui concerne des gens qui ont été assassinés et des gens qui gardent la mémoire de ces personnes-là. »

Gilles Gauthier, Entre deux rives

Diplomate, Gilles Gauthier a raconté dans son livre sa longue carrière dans le monde arabe et notamment en Égypte. Regardez la vidéo de son entretien sur TV5 monde.

Jean Bofane, La belle de Casa

Qui a bien pu tuer Ichrak la belle, dans cette ruelle d’un quartier populaire de Casablanca ? Elle en agaçait plus d’un, cette effrontée aux courbes sublimes, fille sans père née d’une folle un peu sorcière, qui ne se laissait ni séduire ni importuner… Le témoignage de Jean Bofane ici !

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