Alexandrie sur le vif

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Enseignant à Alexandrie, au lycée Molière, le français Patou Deballon a plusieurs vies. Artiste avant tout, il « croque » dans ses dessins et peintures  tous les pays où il voyage. Depuis son arrivée en Égypte, il n’a cessé  de saisir des scènes de la vie alexandrine.

Une exposition proposée à l’Institut français, le 2 mars, a présenté les scènes alexandrines de Patrick Deballon, et quelques peintures sur carton réalisées, notamment en Espagne où il s’est installé voici quelques années. C’est à Murcia qu’il a commencé son deuxième métier, l’enseignement, mais à la base Patou Deballon est un artiste  éclectique, intéressé par toutes les formes d’illustration, du dessin en magazine au mur peint et aux décors de théâtre.

Capture

Comme il aime voyager, sa production s’est orientée vers le carnet de voyage, composé sous toutes les latitudes : en Europe, au Québec, en Algérie, au Yémen, en Palestine… Il a ainsi participé à plusieurs rendez-vous du carnet de voyage (festivals de Clermont-Ferrand, de Brest). Également familier des festivals de rue, Patou Deballon a conçu un chariot à roulettes, véritable machine à peindre qui lui permet de se déplacer au milieu de la foule sans cesser de produire.

Il aime les gens et les lieux. Sa passion « est de faire sur le vif ce que l’on pourrait faire avec une caméra ou un appareil photo. Faire des images rapides, des portraits, essayer de retranscrire des ambiances, des événements en se déplaçant d’un lieu à un autre ».

Pourquoi des carnets de voyage ?  « Pour le plaisir de dessiner, bien sûr, mais aussi pour me souvenir, parce que ce que j’ai scruté s’inscrit plus durablement que ce que je ne fais qu’effleurer avec un appareil photo. Parce que cet exercice bien agréable m’ancre un temps avec le lieu où je suis, même si peut-être ce n’est qu’une illusion. Parce que sûrement aussi il m’autorise à être où je suis parmi des gens qui soudain m’amusent et s’amusent à regarder mon modèle avec un œil nouveau. Parce que c’est un juste retour de leur hospitalité, parce que c’est un travail et que partout c’est une chose respectée, et parce que je ne peux que baragouiner et que ça étanche un peu le manque de communication… »

 

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