BibAlex, le symbole d’Alexandrie

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Hana El-Kady, élève en 4e à l’école Girard, a choisi la Bibliothèque d’Alexandrie pour illustrer sa ville. Elle nous parle aussi du Centre d’activités francophones de la Bibliotheca, présenté par sa directrice Marwa El Sahn.

L’ancrage antique

Sous le règne de Ptolémée Ier, un des généraux d’Alexandre le Grand et fondateur de la dynastie ptolémaïque en Égypte, fut établie une grande bibliothèque qui avait pour ambition de « rassembler dans un même lieu l’ensemble du savoir universel ». Ptolémée Ier constitua son fonds par des acquisitions et des saisies, et  institua comme règle de collecter en les copiant tous les écrits présents à bord des vaisseaux qui abordaient à Alexandrie. L’une des hypothèses sur sa destruction indique que César fit  brûler en 48 av JC les navires amarrés sur la côte, que l’incendie se serait propagé aux entrepôts et aurait détruit une partie de la bibliothèque.  Parmi les autres hypothèses, elle aurait été détruite par un séisme ou un raz-de-marée, ou en raison de conflits politiques et religieux, mais aucune cause n’est certaine.

La nouvelle bibliothèque

Pour édifier la nouvelle bibliothèque, un concours lancé avec l’aide de l’UNESCO permit de retenir le projet réalisé par l’architecte égyptien Mamdouh Hamza : planté face à la Méditerranée comme un soleil émergeant des eaux primordiales, l’édifice, en forme de cylindre tronqué, scintille de mille feux. Le monument  dispose d’une salle de lecture inscrite dans l’encyclopédie Guinness comme étant la plus vaste  du monde, offrant 2000 places assises. Il accueille environ huit millions d’ouvrages. Le gigantesque mur construit en granit d’Assouan est gravé par des alphabets en 120 langues différentes, représentant les civilisations du monde. À côté de la salle de lecture se trouvent un planétarium, divers musées, cinq instituts de recherche ainsi que des salles d’exposition. Un musée accueille des milliers de manuscrits anciens, parmi lesquels deux copies de la Bible offertes par le Vatican, ainsi qu’une copie de la Description de l’Égypte. L’édifice possède également une copie à l’identique de la pierre de Rosette. La bibliothèque fut inaugurée le 16 octobre 2002.

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Le CAF, au service de la francophonie

Le centre d’activités francophones de la bibliothèque (dit CAF)  organise de multiples activités pour les étudiants de la langue de Molière. Entretien  avec la directrice du centre,  Marwa El Sahn.

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Vous êtes la directrice du Centre d’activités francophones. Comment s’organise-t-il ?

Le centre a été créé en mai 2013, cela fait donc 7 ans que le CAF existe à la Bibliothèque d’Alexandrie. Nous avons pour mission d’organiser des activités en langue française pour différentes tranches d’âge, et aussi de coopérer avec les divers pays francophones pour  présenter leurs  cultures.

Aujourd’hui la situation due au nouveau virus a perturbé votre programme d’activités  ?

Cela ça nous a beaucoup perturbés, puisque c’était le mois de mars qui est le mois de la francophonie, où l’on fête la journée internationale de la francophonie. Nous avions prévu de tenir notre colloque annuel, avec pour thématique les 50 ans de l’OIF (l’Organisation Internationale de la Francophonie). Etaient aussi programmés la dictée PICADELF, que nous avons l’habitude d’organiser au début du colloque, pour le grand public et pour les scolaires, ainsi que le concours : l’Afrique à l’honneur. On a malheureusement arrêté temporairement toutes nos activités.

Comment agir pour relancer les activités ?

Actuellement, on n’arrive pas à faire des plans de longue durée, mais nous souhaitons organiser des activités en ligne. On a communiqué également sur la mise à disposition sur internet des activités du CAF : les vidéos des colloques déjà organisés ont été enregistrées et sont accessibles sur le site de la Bibliothèque, (www.bibalex.org/caf). C’est toujours en français, parlé avec différents accents, en fonction des intervenants  venus  animer des ateliers, donner des formations ou des conférences.

Quelles astuces recommandez-vous pour améliorer son niveau de français ?

Consulter surtout tout ce qui est artistique  :  écoute de chansons, de théâtre et aussi visionnage de films en français. Vous pouvez  communiquer sur les réseaux sociaux comme messenger ou avec des plate-formes comme zoom,  avec des amis qui parlent le français – ils ne parlent pas l’arabe et  ne pourront pas vous traduire, ainsi chacun va accomplir l’effort de comprendre et de s’exprimer. Finalement, pour pratiquer une langue, il faut l’écouter.

Hana EL KADY

Photos : Gérard Ducher, Hajor

 

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